5 raisons de choisir un atelier d'impro pour votre prochain team building à Paris
Paris regorge d'activités de team building. De l'escape game branché qui embauche des intermittents costumés en manque de cachets à l'atelier cocktails, en passant par la murder party de l'angoisse. On peut même fabriquer son propre fromage de chèvre avec les collègues du service informatique si on cherche bien.
Le problème n'est pas le manque d'activités. Le problème, c'est que beaucoup d'entre elles ressemblent davantage à une sortie scolaire pour adultes qu'à une expérience qui impacte la dynamique d'une équipe. Parce que dans team building, il y a building, et même si je ne suis pas natif de la Silicon Valley, je crois pouvoir affirmer que les notions de renforcement et de construction sont bien présentes.
Il existe une alternative simple, efficace et souvent très fun : l'atelier d'improvisation. Je suis partisan, vous me direz. Oui, j'en anime, et c'est ma passion. Mais si je me casse la tête à écrire des articles de blog, c'est que j'y crois profondément.
Voici cinq raisons pour lesquelles c'est souvent le meilleur choix pour un team building à Paris.
Team building à Paris : impossible de rester spectateur
Dans beaucoup d'activités de team building, il y a ceux qui jouent et ceux qui regardent. Les profils discrets trouvent toujours un moyen de rester en retrait. Certains se planquent derrière leur téléphone, d'autres enchaînent les clopes dans le froid, d'autres encore se portent volontaires pour "gérer la logistique".
En impro, cette option n'existe pas. Tout le monde est dans le jeu, qu'il le veuille ou non.
Ce n'est pas une question de forcing. C'est une question de structure : les exercices sont conçus pour que chaque participant ait un rôle, une place et une nécessité. On commence piano, et sans s'en rendre compte, les participants jouent déjà malgré eux.
En impro, le rire aidant, même le collègue qui espérait passer la journée en mode spectateur finit par monter.
Atelier improvisation : pas besoin d'être drôle pour y briller
C'est la première chose qu'on entend avant un atelier. "Je ne suis pas drôle." "Je suis nul à ce genre de truc." "Je vais tomber dans les vapes si je passe sur scène."
Dona me l'avait confié avant de commencer : elle n'arrivait pas à parler à voix haute dans ce genre de situation. Pour être honnête, j'ai un peu flippé, parce qu'au départ on ne l'entendait vraiment pas, et les autres participants étaient à deux doigts de lui lancer des "on entend rieeen" malaisants.
Plusieurs sessions plus tard, Dona s'était mise à incarner des personnages carrément dominants. Elle prenait les statuts hauts dans les scènes et était devenue une mascotte du groupe. Était-elle la personne la plus hilarante de la salle ? Absolument pas. Mais le groupe a assisté à son éclosion, et la valorisait pour cela. Elle a bouffé la chrysalide, et le papillon qu'elle est devenue a décidé de prendre sa place.
Ce que l'impro développe en priorité, ce n'est pas l'humour. C'est une idée reçue. Et si c'était vrai, Jérôme de la compta ou Kader du marketing, qui débarquent généralement au team building en mode "laissez passer le patron de la blague corporate", deviendraient vraiment plus drôles après quelques heures avec moi. Il faut croire que ça dépasse mes compétences. Ce que je sais faire en revanche, c'est communiquer le goût de l'écoute et de la construction collective.
Les improvisateurs les plus drôles ne cherchent pas à l'être. Ils répondent de manière pertinente. Allez écouter un bœuf de jazz où les musiciens tirent trop la couverture. Si tout ça n'avait pas lieu dans des caveaux, on aurait envie de se jeter d'une fenêtre. J'adore le jazz. Le bon. J'adore l'impro. La bonne.
Une activité d'entreprise où l'erreur devient un atout
Dans beaucoup d'équipes, l'erreur se gère de la même façon : on l'évite, on la cache et on ralentit tout pour être certain de ne pas en faire. Résultat, des équipes qui finissent par ne plus essayer grand-chose.
En impro, on fonctionne à l'envers. Une scène qui part de travers n'est pas un problème mais du matériau. On construit grâce à l'accident, qui devient littéralement notre carburant.
Les vrais savent que Goku, Van Damme ou Princesse Sarah ne sont pas devenus plus balèzes en esquivant les coups. Ils en ont pris plein la face et sont revenus plus solides. Ce qu'on entraîne dans un atelier d'impro, c'est la capacité à rebondir plutôt qu'à se figer, à accepter d'être vus, et à s'accepter soi-même.
En impro, rater une scène fait souvent avancer la suivante. Et ça, les équipes qui cherchent à développer leur adaptation au changement ou leur résilience le comprennent vite.
Le team building créatif dont vos équipes se souviendront
Un quiz d'entreprise, hormis la question où Brigitte, paniquée, a répondu Mozart au lieu de Beethoven à la question "Quel chien Saint-Bernard...", hormis cela, ça s'oublie en une semaine. Un atelier cocktail s'oublie en quelques heures avec le second doliprane.
Un atelier d'impro, c'est différent. On oublie rarement la scène où son manager s'est retrouvé à jouer un dauphin féru de philosophie.
Plusieurs participants m'écrivent sur les réseaux, parfois un an après un atelier, pour me demander le déroulé d'un exercice qui les a marqués. Pas juste pour se souvenir d'un bon moment mais pour le reproduire avec des collègues, dans un cadre associatif ou pour créer de la cohésion dans un groupe dont ils ont la charge.
Ce qui leur revient spontanément ? L'atelier. Et tel ou tel exercice qui a changé quelque chose chez eux.
C'est ça, une activité mémorable. Pas juste un bidule qu'on a aimé sur le moment, un bien immatériel, mais de valeur, qu'on veut transmettre à son tour.
Ce que peu d'activités à Paris révèlent vraiment d'une équipe
La plupart des activités de team building à Paris sont conçues pour que tout se passe bien, pour que tout le monde soit à l'aise, que personne ne soit mis en difficulté.
C'est compréhensible. Mais c'est ce qui les rend souvent inutiles.
Un atelier d'impro fonctionne différemment. En quelques minutes, on voit apparaître ce qu'une équipe met parfois des mois à révéler dans un cadre classique : qui prend de la place, qui s'efface, qui écoute vraiment, qui neutralise les autres sans s'en rendre compte.
Les Avengers ne savent pas vraiment ce que vaut leur équipe avant la bataille de New York. C'est sous pression, dans l'imprévu, que chacun révèle ce qu'il est vraiment...
👉 J'ai développé ce sujet plus en détail ici : Team building improvisation, un laboratoire du fonctionnement d'une équipe.
Conclusion
À Paris, les activités de team building ne manquent pas. Celles qui révèlent vraiment comment une équipe fonctionne, sont plus rares.
Un bon team building ne consiste pas seulement à faire passer un moment agréable, il doit permettre à une équipe de fonctionner autrement, ce qui n'empêche en rien son aspect ludique.
Bkools
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📸 TRIBU & Alban Serve
